France 1918: Défense d'Amiens

Amiens, Amiens, cathédrale d’Amiens

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À Amiens - Les missiles qui s’écrasent au sol

Cliquer ici pour regarder le film d’archivePendant la période de mars à août 1918, les Australiens étaient très présents à Amiens et dans les villages alentours. L’état-major du Corps d’armée australien se trouvait au château de Bertangles, à huit kilomètres au nord de la ville. Le 12 août 1918, le roi George V se rendit à Bertangles pour décerner le titre de chevalier au commandant du Corps d’armée australien, le général de corps d’armée John Monash. Cet événement se passa quelques jours après la grande avancée des troupes de l’AIF contre les Allemands à l’est de Villers-Bretonneux le 8 août 1918 à la bataille d’Amiens.

Le portail du château de Bertangles, Bertangles. [DVA]

Le portail du château de Bertangles, Bertangles. [DVA]

Château de Bertangles, Bertangles. [DVA]

Château de Bertangles, Bertangles. [DVA]

État-major du Corps d’armée australien, Bertangles, France, 1918. [AWM H13880] L’arrivée du roi George V au château de Bertangles, à l’occasion de la cérémonie lors de laquelle le roi décernera le titre de chevalier au général de corps d’armée sir John Monash, commandant du Corps d’armée australien, le 12 août 1918. [AWM E03895]

Le roi George V félicitant le général de corps d’armée sir John Monash, commandant du Corps d’armée australien, juste après l’avoir nommé chevalier sur les marches du château de Bertangles, le 12 août 1918. [AWM A03316] Soldats australiens inspectant les armes allemandes prises durant l’avancée australienne (du 8 août 1918) à l’est de Villers-Bretonneux, château de Bertangles, 12 août 1918. Ces armes furent disposées à l’extérieur du château, à l’occasion de la cérémonie lors de laquelle le roi George V décernera le titre de chevalier au général de corps d’armée sir John Monash, commandant du Corps d’armée australien. [AWM E02859]

Une autre photographie des soldats australiens inspectant les armes allemandes prises durant l’avancée australienne (du 8 août 1918) à l’est de Villers-Bretonneux, château de Bertangles, 12 août 1918. Ces armes furent disposées à l’extérieur du château, à l’occasion de la cérémonie lors de laquelle le roi George V décernera le titre de chevalier au général de corps d’armée sir John Monash, commandant du Corps d’armée australien. [AWM E02860]

La cérémonie par laquelle le général de corps d’armée sir John Monash fut fait chevalier, le 12 août 1918.

Non loin, à Coisy, les hommes de la 5e Division australienne regardaient le bombardement d’Amiens. Le régiment du génie militaire australien construisit un chemin de fer à voie étroite dans la zone pour transporter les subsistances nécessaires vers le front, plus à l’est. Le 8 avril 1918, l’escadrille no 3 du Corps de l’armée de l’air australienne s’établit à Poulainville, à six kilomètres à peine de la ville. En juillet 1918, des courses de chevaux se tinrent dans le village d’Allonville. Rivery, qui est quasiment aujourd’hui une banlieue d’Amiens, était alors une zone de repos, où les soldats fatigués récupéraient dans des bateaux sur la Somme. Amiens est réputée pour ses jardins maraîchers, les « hortillonnages », le long des marais du fleuve, et l’AIF profita de ces cultures de légumes de la région.

Un détachement de la 5e Division australienne de pionniers transportant des légumes frais récoltés dans des jardins maraîchers abandonnés, Amiens, France, mai 1918. [AWM E02430]

Un détachement de la 5e Division australienne de pionniers transportant des légumes frais récoltés dans des jardins maraîchers abandonnés, Amiens, France, mai 1918. [AWM E02430]

En juillet 1918, le Premier ministre William Morris « Billy » Hughes rendit visite et s’adressa aux hommes de la 2e Division qui campaient à Camon, une autre banlieue d’Amiens. À Blangy-Tronville, à l’est de la ville le long de la Somme, les régiments de génie militaire et de pionniers australiens créèrent des cantonnements rappelant le paysage de Gallipoli. Enfin, dans la ville elle-même se trouvait un dépôt de la Croix-Rouge australienne qui distribuait aux troupes des paquets de commodités emballés partout en Australie par des milliers de volontaires, en particulier des femmes.

Dépôt de la Croix-Rouge australienne, Amiens, vers 1918. [AWM H01035]

Dépôt de la Croix-Rouge australienne, Amiens, vers 1918. [AWM H01035]

Mais Amiens n’était pas simplement une tranquille zone de repos. La nuit du 11 avril, alors qu’ils attendaient près d’un embranchement de chemin de fer dans la banlieue de St Roch, le 11e Bataillon fut soumis à un raid aérien intensif. Un homme fut tué et de nombreux autres blessés. L’historien du bataillon, le capitaine Walter Belford, décrivit cette nuit comme la pire attaque aérienne à laquelle le bataillon « ait jamais été soumis » :

Le bombardement aérien […] resta toujours dans les mémoires des hommes qui se trouvaient avec le bataillon à cette occasion. Le bombardement continua pendant des heures et des heures, en escadrilles successives, et toute la nuit durant on put entendre les missiles qui s’écrasaient au sol au loin et tout près […] plusieurs fusées à parachute tombèrent des avions ennemis. Celles-ci […] s’éclairaient de plus en plus jusqu’à brûler d’un feu férocement brillant qui illuminait toute la campagne à des kilomètres à la ronde, rendant tout aussi clairement visible qu’en plein jour […] Chaque homme crut alors que sa dernière heure avait sonné.

Capitaine Walter Belford, Legs-Eleven, Being the Story of the 11th Battalion (AIF) in the Great War of 1914-1918 (« Jambes-onze », c’est à dire l’histoire du 11e Bataillon (AIF) pendant la Grande Guerre de 1914-1918), Perth, 1940, pp. 553-554

Dommages causés par des obus à Amiens, France, avril 1918. [AWM E02163]

Dommages causés par des obus à Amiens, France, avril 1918. [AWM E02163]

Soldats de l’armée britannique parmi les ruines d’Amiens, France, vers 1918 [AWM H09698]

Soldats de l’armée britannique parmi les ruines d’Amiens, France, vers 1918 [AWM H09698]

Un obus allemand explosant à Amiens, France, vers 1918. [AWM H09699]

Un obus allemand explosant à Amiens, France, vers 1918. [AWM H09699]

Officiers d’état-major de la 5e Division à Coisy regardant le bombardement d’Amiens, A. Henry Fullwood, [aquarelle et gouache au fusain, AWM ART02466]

Officiers d’état-major de la 5e Division à Coisy regardant le bombardement d’Amiens, A. Henry Fullwood, [aquarelle et gouache au fusain, AWM ART02466]


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