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France 1918: Défense d'Amiens
Amiens, Amiens, cathédrale d’Amiens
Des tas de bois carbonisé
Dommages causés par les obus sur une partie de la cathédrale d’Amiens, Amiens, France, vers 1918. [AWM H09700]
Après la guerre, les parents de Leo McCartin commémorèrent la mort de leur fils en renommant leur maison « Herleville ». C’est ainsi que l’un des villages de la Somme de l’évêché d’Amiens fut honoré bien loin de là, à Geelong en Australie. On envoya également aux parents de McCartin ses médailles, notamment sa « Médaille de la victoire » sur laquelle sont inscrits les mots « La Grande Guerre pour la Civilisation, 1914-1919 ». Pendant la Première Guerre mondiale, la propagande alliée faisait grand cas de la destruction des bâtiments historiques en Belgique et en France par les bombardements allemands, et le message de cette « Médaille de la victoire » semblaient signifier que les forces de la civilisation avaient triomphé des forces du mal et de la destruction.
L’avancée allemande de mars-avril 1918 sur la Somme visait Amiens, une tête de ligne ferroviaire et une base alliée importante, et Amiens était symbolisée avant tout par sa cathédrale ancienne, un chef-d’œuvre de l’architecture gothique, décrit comme une « Bible de pierre ». La ville fut bombardée par des canons à longue portée et soumise à des raids aériens, et la population fut temporairement évacuée. En 1914, les Allemands avaient brièvement occupé Amiens, et après cette période la cathédrale avait été préparée pour la guerre. Elle fut vidée de ses trésors, et le chœur et l’entrée ouest superbement ornée furent protégés par des sacs de sable. Pour finir, plus de 2 000 bâtiments à Amiens furent détruits, mais la cathédrale ne subit aucun dommage important, malgré le fait qu’elle ait été touchée par neuf bombes. Un correspondant de guerre britannique écrivit :
Plus les semaines de bombardement se succédaient, plus les signes de la furie allemande se faisaient voir. La cathédrale, heureusement, ne souffrit que très peu. Un petit trou dans la toiture, quelques vitraux cassés, un contrefort brisé, l’intérieur endommagé ça et là : rien qui ne puisse être réparé. Mais le centre d’Amiens, lui, ne sera pas reconstruit pendant longtemps.
Certains pâtés de maisons ont été entièrement détruits. Noircis par l’incendie, déchirés par les obus, des centaines de vieux bâtiments magnifiques ont été réduits à des tas de bois carbonisé, de débris de maçonnerie ou de poussière. Beaucoup d’entre eux avaient été construits principalement à l’aide de lattes enduites de plâtre. Ceux-ci ont été entièrement soufflés. Je me souviens d’une bombe qui était tombée dans les derniers jours de mars, sur la chaussée de la rue des Trois Cailloux, la grand rue au nom pittoresque de la ville. La force de l’explosion souffla les façades de plusieurs vieilles boutiques. Les bâtiments de ce type touchés par un obus s’écroulent et disparaissent.
Correspondant de guerre anonyme, The War Illustrated (La Guerre illustrée), 7 septembre 1918, version Internet, www.greatwardifferent.com/Great_War/Devastated/Devastated_01.htm
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![Dommages causés par les obus sur une partie de la cathédrale d’Amiens, Amiens, France, vers 1918. [AWM H09700]](/amiens-cathedral/images/h09700-tn.jpg)