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France 1918: Armistice
Forêt de Compiègne, La Clairière de l'Armistice
La Clairière de l’Armistice
Soldat français gardant l’approche de la clairière à Compiègne où les voitures des délégations allemandes et alliées s’étaient arrêtées pour des discussions qui devaient déboucher sur l’armistice entre le 8 et le 11 novembre 1918. H W Wilson The Great War: the standard history of the all–Europe conflict (La Grande Guerre. Histoire standardisée du conflit de toute l’Europe), Londres, 1914-1917.
Aux environs de minuit, avec des drapeaux blancs qui flottaient et un joueur de cor annonçant des séries de quatre notes répétées, la délégation approcha la ligne française près de Houdroy. Depuis Houdroy, un joueur de cor français remplaçant l’Allemand, ses membres continuèrent dans la campagne dévastée vers La Capelle où un train les attendait pour les emmener à un rendez-vous secret dans la grande forêt de Compiègne. C’est là, dans la faible lumière matinale du 8 novembre 1918, que les Allemands se rendirent compte qu’ils étaient arrivés dans une clairière au milieu de laquelle se trouvaient deux voies ferroviaires parallèles. En face de leur train il y en avait un autre - le train du quartier général du Commandant en chef allié général Ferdinand Foch. Foch était accompagné du chef de délégation britannique pour les Alliés, le Premier Lord Amiral Sir Rosslyn Wemyss. Wemyss était bien connu des Australiens en tant que commandant de la base située sur l’île de Mudros, Grèce, à partir de laquelle l’AIF était partie pour Gallipolli le 24 avril 1915.
Position de la voiture du maréchal Ferdinand Foch pendant les négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]
Le Musée de l’Armistice avec la position du wagon de chemin de fer (zone délimitée par des chaînes au premier plan) pendant les négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]
Le maréchal Ferdinand Foch, délégué en chef des Alliés lors des négociations de l’armistice de la Clairière de l’Armistice à Compiègne entre le 8 et le 11 novembre 1918. H W Wilson The Great War: the standard history of the all–Europe conflict (La Grande Guerre. Histoire standardisée du conflit de toute l’Europe), Londres, 1914-1917.
À 9 h du matin le 8 novembre 1918, la délégation allemande fut conduite dans le train de Foch vers un wagon-restaurant spécialement aménagé avec une table et quatre sièges pour les délégués de chaque côté de la table. Après l’ouverture des débats et avoir salué et fait la révérence rapidement à ses ennemis, Foch leur demanda ce qu’ils voulaient. Lorsqu’ils répondirent qu’ils étaient venus lui demander quelles seraient les conditions d’un armistice, Foch répondit :
Dites à ces messieurs que je n’ai aucune proposition à formuler.
La Clairière de l’Armistice, Compiègne, qui montre la vue à travers le site depuis la position de la voiture de la délégation allemande aux négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918. [DVA]
Position de la voiture de la délégation allemande lors des négociations du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]
En fait, les conditions de l’armistice avaient été élaborées par les gouvernements britanniques et français et il n’était pas dans leur intention de permettre aux Allemands autre chose qu’une discussion superficielle sur les détails. Puis on lut à haute voix les 34 clauses de l’Armistice aux Allemands qui écoutaient, horrifiés. Les combats devraient cesser; et dans un intervalle de 28 jours, l’Allemagne serait occupée à l’ouest du Rhin avec des enclaves alliées profondes de 30 kilomètres sur la rive est ; tous les territoires occupés devraient être évacués dans les 14 jours, un grand nombre de locomotives et de wagons de chemin de fer, de camions et d’autres équipements de guerre (artillerie, avions, mitrailleuses etc.) devraient être cédés aux Alliés, et toutes les devises et l’or des banques occupées devraient être restitués immédiatement. Le blocus naval britannique de l’Allemagne se poursuivrait. En entendant ces conditions, l’un des Allemands pleura ouvertement. L’on accorda 72 heures à l’Allemagne pour accepter ou rejeter ces conditions, mais, dans l’intervalle, la guerre se poursuivrait.
Délégué britannique aux négociations de l’armistice dans la Clairière de l’Armistice à Compiègne entre le 8 et le 11 novembre 1918, Premier Amiral Lord Sir Rosslyn Wemyss. Wemyss était bien connu des Australiens en tant que commandant de la base de l’île de Mudros, Grèce, à partir de laquelle l’AIF était partie pour Gallipolli le 24 avril 1915. H W Wilson The Great War: the standard history of the all–Europe conflict (La Grande Guerre. Histoire standardisée du conflit de toute l’Europe), Londres, 1914-1917.
Finalement, après avoir communiqué les conditions à Berlin, les délégués allemands furent autorisés à signer. Dans l’intervalle, le Kaiser avait abdiqué, s’exilant en Hollande, et une République allemande avait été déclarée avec un nouveau gouvernement socialiste à Berlin. À 5 h 30 du matin le 11 novembre 1918, les deux délégations signèrent l’armistice ; les Allemands avaient les larmes aux yeux. Erzberger, dont le fils officier nouvelle recrue était récemment décédé dans un hôpital militaire, prit la parole, protestant les conditions très dures qu’on avait imposées à l’Allemagne :
Le peuple allemand, qui a repoussé tout un univers d’ennemis pendant cinquante mois, préservera sa liberté et son unité malgré tout type de violence. Une nation de 70 millions d’individus souffre, certes, mais elle ne meurt pas.
Erzberger, cité dans Stanley Weintraub, A Stillness Heard Round The World: The End of the Great War (Un silence entendu dans le monde entier : la fin de la Grande Guerre), novembre 1918, New York, 1985, p. 157
Foch, dont le fils unique, Germain, avait été tué lors des combats le 23 août 1914, déclara maintenant que les débats étaient clos en disant « très bien » et salua de la main les Allemands en prononçant ces mots :
Eh bien, messieurs, c’est fini, allez.
L’on envoya ensuite des instructions à toutes les unités alliées de cesser le feu à 11 h ce matin du 11 novembre 1918.
HMAS Australia lors de la reddition de la flotte allemande dans le Firth de Forth, Arthur Burgess. Conformément aux dispositions de l’Armistice du 11 novembre 1918, les Allemands étaient obligés de céder aux Alliés soixante-quatorze vaisseaux dont le nom était précisé. Ces vaisseaux naviguèrent dans le Firth of Forth sur la côte est de l’Écosse le 21 novembre 1918 où ils furent reçus par une grande flotte alliée. Le croiseur de bataille HMAS Australia de la marine australienne reçut l’honneur de mener les vaisseaux de la capitale de la ligne portuaire de la Marine Royale. [Peinture à l’huile sur canevas, AWM ART00192]
Inscription sur la pierre au milieu de la Clairière de l’Armistice, Compiègne. On peut y lire, en français :
ICI
LE 11 NOVEMBER 1918
SUCCOMBA
LE CRIMINEL ORGUEIL
DE L'EMPIRE ALLEMAND
VAINCU
PAR LES
PEUPLES LIBRES
QU’IL PRETENDAIT
ASSERVIR
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![Chemin menant à la Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-1-tn.jpg)

![Position de la voiture du maréchal Ferdinand Foch pendant les négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-2a-tn.jpg)
![Le Musée de l’Armistice avec la position du wagon de chemin de fer (zone délimitée par des chaînes au premier plan) pendant les négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-5-tn.jpg)

![Piliers et chaînes, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-13-tn.jpg)
![Statue du maréchal Ferdinand Foch, délégué en chef des Alliés aux négociations de l’armistice du 8 au -11 novembre 1918, vue depuis la position de la voiture de la délégation allemande aux négociations, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-6-tn.jpg)
![Statue du maréchal Ferdinand Foch, délégué en chef des Alliés aux négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918. Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-7-tn.jpg)
![Inscription sur la statue du maréchal Ferdinand Foch, délégué en chef des Alliés aux négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-8-tn.jpg)
![Détail, statue du maréchal Ferdinand Foch, délégué en chef des Alliés aux négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-9-tn.jpg)
![La Clairière de l’Armistice, Compiègne, qui montre la vue à travers le site depuis la position de la voiture de la délégation allemande aux négociations de l’armistice du 8 au 11 novembre 1918. [DVA]](/compiegne/images/comp-4-tn.jpg)
![Position de la voiture de la délégation allemande lors des négociations du 8 au 11 novembre 1918, Clairière de l’Armistice, Compiègne. [DVA]](/compiegne/images/comp-12-tn.jpg)

![Bataillon d’infanterie canadienne traversant le Rhin en tant que composante de l’armée d’occupation alliée, fin 1918. [AWM H06908]](/compiegne/images/h06908-tn.jpg)
![Soldats australiens apprenant l’Armistice en lisant l’édition parisienne du journal britannique Daily Mail, 11 novembre 1918. [AWM E03678]](/compiegne/images/e03678-tn.jpg)
![Membres de la station de soins aux blessés No. 3 de l’AIF qui pénétrèrent en Allemagne avec l’armée d’occupation, Allemagne, mars 1919. L’Armistice, qui fut signé le 11 novembre 1918, prévoyait une occupation de l’Allemagne jusqu’à la rive gauche du Rhin. [AWM H01933]](/compiegne/images/h01933-tn.jpg)
![Artillerie allemande cédée aux Alliés après l’Armistice du 11 novembre 1918, décembre 1918. [AWM P00826.143]](/compiegne/images/p00826_143-tn.jpg)
![Trois jours après l’Armistice du 11 novembre 1918, des villageois français rentrèrent dans leurs maisons et hissèrent le drapeau français, Lamotte Warfusée, France, 14 novembre 1918. [AWM E03679]](/compiegne/images/e03679-tn.jpg)
![Villageois français hissant son drapeau national sur les ruines de sa maison, Lamotte-Warfusée, France, 14 novembre 1918. [AWM E03683]](/compiegne/images/e03683-tn.jpg)
![HMAS Australia lors de la reddition de la flotte allemande dans le Firth de Forth, Arthur Burgess. Conformément aux dispositions de l’Armistice du 11 novembre 1918, les Allemands étaient obligés de céder aux Alliés soixante-quatorze vaisseaux dont le nom était précisé. Ces vaisseaux naviguèrent dans le Firth of Forth sur la côte est de l’Écosse le 21 novembre 1918 où ils furent reçus par une grande flotte alliée. Le croiseur de bataille HMAS Australia de la marine australienne reçut l’honneur de mener les vaisseaux de la capitale de la ligne portuaire de la Marine Royale. [Peinture à l’huile sur canevas, AWM ART00192]](/compiegne/images/art00192-tn.jpg)
