France 1916: Bataille de la Somme

La route pour Pozières

Icône de carte

La terre entière se souleva

Le cratère de Lochnagar. [DVA]

Le cratère de Lochnagar. [DVA]

Le long de la D20 à La Boisselle, un panneau indicateur pointe vers la droite pour indiquer la direction de la « Grande Mine ». Haut sur la colline en dehors du village se trouve « La Grande Mine », un énorme cratère connu dans l’armée britannique sous le nom de « Cratère de Lochnagar », provoqué par la détonation d’une mine britannique à 7 h 28 le 1er juillet 1916, juste avant les premiers assauts de la bataille de la Somme. Le sous-lieutenant C. A. Lewis, du corps aérien de l’armée britannique, assista à l’explosion depuis les airs :

La terre entière se souleva et émit une lueur soudaine, et une immense et magnifique colonne s’éleva dans le ciel. On entendit un rugissement assourdissant qui couvrit tous les canons, jetant l’engin de côté dans l’air qui se répercutait autour. La colonne de terre s’éleva de plus en plus haut, jusqu’à atteindre plus de 1 000 mètres de haut. Là, elle sembla suspendue un moment dans l’air […] puis retomba en formant un cône de plus en plus large de poussières et de débris.

Lewis, cité par Martin Middlebrook dans The First Day on the Somme (Le Premier jour sur la Somme), Londres, 1977, p. 120

Dès l’explosion de la mine, les soldats allemands et britanniques se jetèrent dans le no man’s land pour prendre la lèvre du cratère qui venait de se former. Les hommes du 10e Bataillon, régiment du Lincolnshire, y arrivèrent les premiers et maintirent ce poste vital.

Le 3 juillet 1916, le correspondant de guerre officiel de l’Australie, Charles Bean, sortit à pied avec d’autres journalistes de la ville d’Albert jusqu’à une colline située entre La Boisselle et Fricourt. De là, ils purent voir les attaques britanniques de ce jour-là sur ces deux villages. C’est alors que Bean vit des soldats britanniques avancer à l’horizon :

Et peu de temps après ils sortirent, courant juste au-delà du contrefort de cette colline. Nous ne pouvions voir que leurs têtes au début, repliées entre leurs épaules comme un homme lorsqu’il essaye d’échapper à une tempête de grêle. Peu après, le chemin sur lequel ils se déplaçaient – je ne sais pas c’était à l’origine une route ou une tranchée, mais c’est maintenant une sorte de talus crayeux – les mena un moment de notre côté de la colline, partiellement à l’abri. Les hommes de chaque section atteignant cet endroit s’accroupissaient là un instant. Des jets de shrapnels leur pleuvaient dessus en faisant tournoyer la poussière blanche.

Charles Bean, Letters from France (Lettres de France), Melbourne, 1917, p. 84

Cratère de Lochnagar, juillet 1916. [AWM C00830]

Cratère de Lochnagar, juillet 1916. [AWM C00830]

Cratère de Lochnagar, juillet 1916. [AWM C00828]

Cratère de Lochnagar, juillet 1916. [AWM C00828]

Bean se rendit compte plus tard que ce « petit talus » était le bord retourné du cratère de la grande mine. C’est un site spectaculaire et il n’est pas étonnant qu’il soit l’un des endroits les plus visités du front occidental. Il était également le siège de batailles bien connues des hommes de l’AIF, qui remontèrent le front à Pozières en juillet et en août 1916.

Panneau indicateur pour la « Grande Mine » au cratère de Lochnagar. [DVA] Chemins, cratère de Lochnagar. [DVA]

Croix commémorative, cratère de Lochnagar. [DVA] Paysage en regardant vers le sud-est depuis le cratère de Lochnagar. La campagne alentour fit l’objet d’âpres combats dans les premiers jours de la bataille de la Somme en juillet 1916. [DVA]

Cratère de Lochnagar

Automne, cratère de Lochnagar. [DVA]

Automne, cratère de Lochnagar. [DVA]


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