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France 1918: Traité de Versailles
Versailles, Chateau de Versailles
L’Australie à Paris, 1919
Délégués australiens à la Conférence de Paix de Paris en 1919, le Premier ministre William « Billy » Hughes et le vice-Premier ministre Sir Joseph Cook (rangée de devant, troisième et quatrième à partir de la gauche) et leur personnel, Paris, France, 1919. Le Conseiller auprès du ministre de la justice australien (Solicitor General), Robert Garran, est deuxième à partir de la gauche. C’est sur les instructions de Garran que le premier tir de l’empire britannique de la guerre se produisit en date du 5 août 1914 à l’encontre du vaisseau allemand Pfalz alors que ce dernier tentait de quitter la baie de Port Philip, dans le Victoria (Australie). [AWM A02615]
À Paris, « Billy » Hughes dirigeait une délégation australienne comprenant des individus illustres tels Sir Joseph Cook, vice-Premier ministre de l’Australie et Sir Robert Garran, Conseiller auprès du ministre de la justice australien (Solicitor General). (Garran avait été nommé premier fonctionnaire du gouvernement du Commonwealth australien en janvier 1901.)
Hughes avait des objectifs spécifiquement australiens visant à garantir le contrôle australien (et de l’empire britannique) des anciennes colonies allemandes en Nouvelle-Guinée et dans les îles du Pacifique. Les forces armées australiennes avaient pris ces territoires en 1914 et Hughes aurait aimé pouvoir simplement les annexer sous contrôle direct australien. C’est en ceci que l’opposait initialement le Président Wilson qui considérait que les colonies des grands empires n’étaient en fait que des territoires qu’on leur avait confiés jusqu’au jour où leurs peuples obtiendraient l’indépendance et se gouverneraient eux-mêmes. Wilson ne faisait pas confiance aux anciens empires et à la façon dont ils semblaient s’être réunis à Paris dans le but de découper et de s’attribuer les anciens territoires coloniaux des puissances vaincues, notamment l’Allemagne et la Turquie, plutôt que simplement dans l’objectif de créer un nouvel ordre mondial plus équitable.
Couverture d’une carte guide des points d’intérêt de Paris, France. Cette carte appartenait à Sir Joseph Cook, membre de la délégation australienne à la Conférence de Paix de Paris en 1919. [M3633_1_paris cover (Couverture de Paris), Personal Papers of Sir Joseph Cook (Documents personnels de Sir Joseph Cook), National Archives of Australia (Archives nationales australiennes).
Carte des points d’intérêt de Paris, France, en 1919. Cette carte appartenait à Sir Joseph Cook, membre de la délégation australienne à la Conférence de Paix de Paris en 1919. [M3633_map of Paris (carte de Paris), Personal Papers of Sir Joseph Cook (Documents personnels de Sir Joseph Cook), National Archives of Australia (Archives nationales australiennes)]
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Dans un incident qui devint très célèbre, lorsque l’on discutait la question, Wilson demanda à Hughes s’il prétendait s’opposer aux souhaits des 1,2 milliard d’individus représentés à la conférence en invoquant ceux de cinq millions d’Australiens qu’il représentait. La réplique de Hughes fut qu’il représentait 60 000 morts, à savoir les membres du personnel militaire australien qui avaient sacrifié leurs vies pour défendre les intérêts de l’Australie dans la guerre. Finalement, la question fut résolue en créant un genre d’administration coloniale qu’on nomma « Mandates » (mandats) pour les pays comme l’Australie, à qui l’on accordait le contrôle d’endroits comme la Nouvelle-Guinée, mais qui devaient être responsabilisés quant aux progrès accomplis auprès de la Ligue nouvellement créée. Hughes considéra qu’il s’agissait simplement d’une annexion sous un autre nom mais il accepta le compromis afin de garantir les frontières de l’Australie au nord où il craignait l’expansion de l’empire japonais. Dans d’autres contextes, il lutta pour obtenir une compensation adéquate que l’Allemagne verserait à l’Australie en fonction du Traité de Versailles et pour éviter toute mention d’égalité raciale dans la Convention de la Ligue des Nations. Pour la question de l’égalité, il avait le soutien tacite des Américains qui eux aussi craignaient la montée de la puissance du Japon dans le Pacifique.
Moment de détente pour des soldats australiens et anglais dans un club géré par une dame anglaise, Miss Butler, au 19 Place Vendôme, Paris. [MP367_1_552_4_60 365729_0001-2, National Archives of Australia (Archives nationales australiennes)]
Le Traité de Versailles et la Convention de la Ligue des Nations signés par Hughes et Cook furent les premiers instruments internationaux de ce type à jamais avoir été signés par le Commonwealth d’Australie en son nom propre. Dans la mesure où l’on considère que le débarquement à Gallipoli consacre la « naissance d’une nation », la présence de Hughes à Paris et la signature du Traité allemand signalent la consécration réelle de l’Australie comme plein participant à la diplomatie internationale. Mais, sans aucun doute, cette place avait dans une large mesure été gagnée pour Hughes par le sacrifice du pays pendant la guerre et par la contribution des Forces armées impériales australiennes à la victoire.
Moment de détente d’une femme du service des bénévoles néo-zélandais avec un groupe de soldats australiens, néo-zélandais, écossais, anglais et français en permission, Paris, France, 20 août 1918. [AWM H03656]
Dessin de David Low, représentant le Premier ministre australien William « Billy » Hughes à Paris pendant la Conférence de Paix de Paris en 1919. [nla.pic–an22763769, National Library of Australia (Bibliothèque Nationale australienne)]
L’influence de l’AIF se fit sentir de manière singulière cet après-midi du 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces. En effet, deux jours avant la cérémonie de signature, l’on avait informé les délégations qu’elles devaient non seulement signer mais aussi apposer leurs sceaux nationaux de cire au document. L’Australie n’ayant pas de sceau propre, Hughes et Garran ratissèrent les foires d’antiquaires de Paris à proximité de l’hôtel Majestic près des Champs-Elysées où la délégation australienne était descendue. Hughes aurait aimé un sceau représentant l’ancien héro grec Hercule abattant un lion mais se fit dire par Garran : « Non, Monsieur Hughes, vous ne ressemblez en rien à Hercule ». Garran rejeta aussi un sceau à trois jambes qui rappelait à Hughes ses origines galloises (Hughes était originaire du pays de Galles et lorsque le ton montait, Hughes et Lloyd George se disputaient parfois en gallois !). Finalement, le sceau qu’ils utilisèrent avait été façonné à partir d’un bouton de tunique d’un uniforme de soldat de l’AIF. Étant donné le nombre de tombes australiennes qui s’étendaient depuis la Belgique en descendant la France et en traversant la Méditerranée jusqu’à Gallipoli, ce fut un symbole approprié à associer au premier traité de la nation australienne.
Soldats australiens défilant sur la Place de la Concorde, à Paris, lors d’une procession de troupes alliées le 14 juillet 1918. [AWM E02727]
Statue de la Place de la Concorde, à Paris, représentant la ville française de Strasbourg. A la suite de la guerre franco-prussienne de 1870, la statue fut drapée de noir pour symboliser la perte des provinces françaises les plus orientales d’Alsace et de Lorraine qui avaient été revendiquées par le nouvel empire germanique. Lors de la fin victorieuse de la Première Guerre mondiale, le drap noir fut enlevé. [DVA]
Inscription du mot « STRASBOURG » sur la statue représentant cette ville sur la Place de la Concorde, Paris. [DVA]
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![Délégués australiens à la Conférence de Paix de Paris en 1919, le Premier ministre William « Billy » Hughes et le vice-Premier ministre Sir Joseph Cook (rangée de devant, troisième et quatrième à partir de la gauche) et leur personnel, Paris, France, 1919. Le Conseiller auprès du ministre de la justice australien (Solicitor General), Robert Garran, est deuxième à partir de la gauche. C’est sur les instructions de Garran que le premier tir de l’empire britannique de la guerre se produisit en date du 5 août 1914 à l’encontre du vaisseau allemand Pfalz alors que ce dernier tentait de quitter la baie de Port Philip, dans le Victoria (Australie). [AWM A02615]](/versailles/images/a02615-tn.jpg)

![Carte des points d’intérêt de Paris, France, en 1919. Cette carte appartenait à Sir Joseph Cook, membre de la délégation australienne à la Conférence de Paix de Paris en 1919. [M3633_map of Paris (carte de Paris), Personal Papers of Sir Joseph Cook (Documents personnels de Sir Joseph Cook), National Archives of Australia (Archives nationales australiennes)]](/versailles/images/3159311_map-of-paris-tn.jpg)
![Australian and British soldiers relaxing in a club run by an English lady, Miss Butler, at 19 Place Vendôme, Paris. [MP367_1_552_4_60 365729_0001, National Archives of Australia]](/versailles/images/365729_0001-tn.jpg)
![Australian and British soldiers relaxing in a club run by an English lady, Miss Butler, at 19 Place Vendôme, Paris. [MP367_1_552_4_60 365729_0002, National Archives of Australia]](/versailles/images/365729_0002-tn.jpg)
![Moment de détente d’une femme du service des bénévoles néo-zélandais avec un groupe de soldats australiens, néo-zélandais, écossais, anglais et français en permission, Paris, France, 20 août 1918. [AWM H03656]](/versailles/images/h03656-tn.jpg)
![Dessin de David Low, représentant le Premier ministre australien William « Billy » Hughes à Paris pendant la Conférence de Paix de Paris en 1919. [nla.pic–an22763769, National Library of Australia (Bibliothèque Nationale australienne)]](/versailles/images/an22763769-tn.jpg)
![Soldats australiens défilant sur la Place de la Concorde, à Paris, lors d’une procession de troupes alliées le 14 juillet 1918. [AWM E02727]](/versailles/images/e02727-tn.jpg)
![Place de La Concorde, Paris. [DVA]](/versailles/images/ver-9-tn.jpg)
![Statue de la Place de la Concorde, à Paris, représentant la ville française de Strasbourg. A la suite de la guerre franco-prussienne de 1870, la statue fut drapée de noir pour symboliser la perte des provinces françaises les plus orientales d’Alsace et de Lorraine qui avaient été revendiquées par le nouvel empire germanique. Lors de la fin victorieuse de la Première Guerre mondiale, le drap noir fut enlevé. [DVA]](/versailles/images/ver-10-tn.jpg)
![Inscription du mot « STRASBOURG » sur la statue représentant cette ville sur la Place de la Concorde, Paris. [DVA]](/versailles/images/ver-11-tn.jpg)
![Scène de bateaux sur la Seine, Paris. [DVA]](/versailles/images/ver-12-tn.jpg)
![La Seine, Paris, avec l’une des tours du Palais du Louvre apparaissant à gauche. [DVA]](/versailles/images/ver-13-tn.jpg)
![La Seine et la Tour Eiffel, Paris. [DVA]](/versailles/images/ver-14-tn.jpg)
![Église des Invalides, Paris. Napoléon et le maréchal Ferdinand Foch, commandant suprême de toutes les forces alliées en France en 1918, sont inhumés aux Invalides. [DVA]](/versailles/images/ver-15-tn.jpg)
![Notre Dame de Paris dans l’Ile de la Cité, Seine, Paris. [DVA]](/versailles/images/ver-16-tn.jpg)
![Tour Eiffel, Paris. [DVA]](/versailles/images/ver-17-tn.jpg)