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Vladslo, Deutscher Soldatenfriedhof 1914–1918

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Indications
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Pour se rendre au Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo, emprunter la N369 vers le nord-est depuis Ypres jusqu’à Dixmude. Au carrefour en T, au milieu du village, tourner à droite, puis à gauche, et quitter la N369. À Beerst, tourner à droite sur la N363. À 2 kilomètres environ se trouve un carrefour. Prendre à gauche en direction de Praatbos. Le cimetière se trouve à environ 1 kilomètre le long de cette route, sur la gauche en bord de forêt. Pour en savoir plus

Porte d’entrée du Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand de Vladslo). [DVA]

Porte d’entrée du Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand de Vladslo). [DVA]

Le Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) situé près du village de Vladslo est quasiment une tombe commune. Les corps de plus de 25 644 soldats allemands y reposent.

Le fantassin Peter Kollwitz, de l’armée impériale d’Allemagne, est l’un d’entre eux. Enterré au départ à Esen, le corps de Peter Kollwitz fut plus tard déplacé à Vladslo, avec des milliers d’autres soldats, au milieu des années 1950.

Entrée du  Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand de Vladslo). [DVA]

Entrée du Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand de Vladslo). [DVA]

Plaque, Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand de Vladslo). [DVA]

Plaque, Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand de Vladslo). [DVA]

Peter Kollwitz, alors âgé de 19 ans, mourut le 22 octobre 1914 quand son régiment attaqua les défenses belges à Dixmude, non loin de là. Un officier belge décrit ainsi de manière détaillée ces tentatives désespérées par de jeunes recrues allemandes souvent inexpérimentées :

L’ennemi a rassemblé de nombreuses jeunes troupes devant Dixmude et a donné l’ordre de prendre la ville coûte que coûte. Un de leurs assauts est à peine repoussé, qu’ils reviennent avec une force renouvelée. Que leur a-t-on promis pour qu’ils se laissent tuer ainsi en si grand nombre? Quels forts breuvages leur a-t-on versés pour leur donner un courage d’une telle férocité ? Ivres de sang, leurs visages déformés et hurlant comme des bêtes sauvages, ils lancent l’assaut encore et encore, trébuchant sur les morts empilés là, piétinant les blessés de leurs lourdes bottes. Ils sont fauchés par centaines mais reviennent toujours. Certains d’entre eux arrivent à atteindre les parapets, où la bataille corps à corps se fait alors cruelle, à coups de crosses de fusils et de baïonnettes. Les crânes se font écraser, les corps déchirer. Mais tout cela est vain, car ils n’arrivent à passer nulle part. Onze fois d’affilée dans le secteur nord et le secteur est, et quinze fois au sud, ce ressac vient vainement se briser sur la ville.

Soldat belge inconnu, cité par le Major et Mrs Holt dans Battlefield Guide to the Ypres Salient (Guide du champ de bataille du Saillant d’Ypres). Londres, 1997, p. 213

Tombes communes et croix, Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand) à Vladslo. [DVA]

Tombes communes et croix, Deutscher Soldatenfriedhof de Vladslo (cimetière militaire allemand) à Vladslo. [DVA]

Prisonniers allemands capturés par l’Armée australienne lors de la bataille de Broodseinde, en Belgique, octobre 1917. [AWM E00877]

Prisonniers allemands capturés par l’Armée australienne lors de la bataille de Broodseinde, en Belgique, octobre 1917. [AWM E00877]

Vue en direction des statues de Käthe Kollwitz appelées ‘Die Eltern’, Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Vue en direction des statues de Käthe Kollwitz appelées ‘Die Eltern’, Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Pierre marquant l’emplacement d’une tombe commune portant le nom des soldats, leur grade et leur date de décès,  Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Pierre marquant l’emplacement d’une tombe commune portant le nom des soldats, leur grade et leur date de décès, Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Cimetière allemand, Geluveld, Ypres, Belgique, mai 1918. [AWM H13361]

Cimetière allemand, Geluveld, Ypres, Belgique, mai 1918. [AWM H13361]

Ces actions désespérées et coûteuses constituèrent la bataille de l’Yser, appelée par les Allemands le « Massacre des Innocents ». Pour éviter une percée le long de l’Yser (Ijzer), les Belges finirent par ouvrir les écluses et inondèrent la zone comprise entre Dixmude et Nieuport. L’avancée des troupes allemandes en Belgique finit par être arrêtée à l’endroit indiqué aujourd’hui à Dixmude par un « monument de démarcation » inauguré par le roi Albert de Belgique le dimanche de Pâques 1922.

En 1917, les régiments australiens chargés du creusement de tunnels et les régiments d’artillerie aidèrent à défendre la ligne de l’Yser sur la côte, de la mer du Nord à Nieuport, tout au bout du Front occidental. Un artilleur australien isolé, le canonnier Edwin Ernest Wheeler, qui mourut dans la région le 24 août 1917, repose dans le cimetière militaire de la route de Ramscapelle, non loin de Nieuport au sud. Wheeler n’aurait pas eu de famille proche en Australie et lors de son embarquement à Melbourne pour son affectation à l’étranger, donna comme plus proche parent le nom de sa demi-sœur qui vivait à Broxbourne, dans le Hertfordshire en Angleterre.

Tunneliers australiens installant des lits dans les tunnels sous les dunes près de Nieuport-Bains en Belgique, novembre 1917. [AWM E01166] Tunneliers australiens observant un obus exploser près du poste de secours sur la route menant de Coxyde-Bains à Nieuport-Bains en Belgique, novembre 1917. [AWM E01262]

Tunneliers australiens construisant à l’aide de sacs de sable la tranchée menant à l’entrée d’un tunnel près de Nieuport-Bains en Belgique, novembre 1917. [AWM E04506] Tunneliers australiens à l’entrée d’un tunnel dans les dunes de sable près de Nieuport-Bains en Belgique, août 1917. [ASM E04632]

Vue panoramique sur une zone partiellement inondée près de Nieuport, en Belgique, juin 1915. [AWM H15918M]

Tunneliers australiens à Nieuport

Vue aérienne de Nieuport en Belgique, où le Front occidental rencontre la mer du Nord, juin 1917. [AWM A02658]

Vue aérienne de Nieuport en Belgique, où le Front occidental rencontre la mer du Nord, juin 1917. [AWM A02658]

La mer du Nord, jetée de Nieuport-Bains en Belgique. [DVA]

La mer du Nord, jetée de Nieuport-Bains en Belgique. [DVA]

La mer du Nord, jetée de Nieuport-Bains en Belgique. [DVA]

La mer du Nord, jetée de Nieuport-Bains en Belgique. [DVA]

La mer du Nord, jetée de Nieuport-Bains en Belgique. [DVA]

La mer du Nord, jetée de Nieuport-Bains en Belgique. [DVA]

Dunes et ruines à Nieuport–Bains, 1917. [AWM E01901]

Dunes et ruines à Nieuport–Bains, 1917. [AWM E01901]

La jetée à l’embouchure de l’Yser, Nieuport-Bains, 12 août 1917. [AWM E04633]

La jetée à l’embouchure de l’Yser, Nieuport-Bains, 12 août 1917. [AWM E04633]

Käthe Kollwitz, ‘Die Eltern’ (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand), de Vladslo. [DVA]

Käthe Kollwitz, ‘Die Eltern’ (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand), de Vladslo. [DVA]

Peter Kollwitz était l’un des nombreux soldats allemands du cimetière de Vladslo qui moururent entre le 16 et le 31 octobre 1914 lors de l’une de ces futiles attaques sur les positions belges pendant la bataille de l’Yser. Les douzaines de pierres tombales plates, qui portent chacune plusieurs noms de soldats et la date de leur décès, témoignent de cette tragédie.

À l’autre bout du cimetière se tient l’hommage de Käthe Kollwitz à son fils défunt : des statues connues sous le nom de « Die Eltern » (Les parents). Cette œuvre évocatrice témoigne des effets durables que la mort des soldats à la guerre a sur leurs proches.

Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA] Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA] Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA] Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA] Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA] Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Käthe Kollwitz, « Die Eltern » (Les parents), Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Pierre, Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Pierre, Deutscher Soldatenfriedhof (cimetière militaire allemand) de Vladslo. [DVA]

Après la mort de Peter, Käthe Kollwitz dit à une amie : « Il y a dans nos vies une plaie qui ne cicatrisera jamais, et qui ne devrait jamais cicatriser ».

Les parents de pierre sont à genoux, tournés vers le cimetière. Le père a les bras serrés autour de lui tandis que la mère baisse la tête en signe de deuil. Käthe et son mari, Dr Karl Kollwitz, ont apporté les statues eux-mêmes en Belgique. Elle écrit de leur dernière visite à la tombe de Peter et des statues :

Nous avons marché des statues à la tombe de Peter, et tout était vivant et pleinement vécu. J’ai fait face à la femme, je l’ai regardée, elle, mon propre reflet, et j’ai pleuré et caressé ses joues. Karl était juste derrière moi ; je ne l’avais même pas vu. Je l’ai entendu murmurer « Oui, oui ». Nous étions si proches l’un de l’autre en cet instant !

Käthe Kollwitz, citée sur www.rogallery.com/Kollwitz/Kollwitz-bio.htm

Goéland argenté, Nieuport-Bains, en Belgique. [DVA]

Goéland argenté, Nieuport-Bains, en Belgique. [DVA]

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