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Butte de Warlencourt

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Cimetière anglais de Warlencourt

Cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Le long de la route de la Butte de Warlencourt, en direction de Bapaume, se trouve le cimetière anglais de Warlencourt. Celui-ci n’est pas très connu en tant que cimetière australien, quoique 461 hommes de l’AIF y reposent. La plupart des dates de décès inscrites sur leurs pierres tombales évoquent les combats au nord-est de Flers des derniers jours de la campagne de la Somme en 1916 et les pertes subies pendant le long et froid hiver de la Somme de 1916-17. D’autres dates évoquent l’avance australienne moins connue de fin février début mars 1917 dans la campagne au nord-est de la Butte de Warlencourt, en croisant la route Albert-Bapaume et en remontant les versants vers le village de Warlencourt et plus loin jusqu’au bois de Loupart. Les tranchées allemandes situées juste devant le bois furent vaillamment défendues par l’arrière-garde allemande pendant la période du 27 février au 4 mars 1917, et de nombreuses vies australiennes furent perdues dans des attaques visant ces positions. Au cimetière anglais de Warlencourt, les dates des différentes pierres tombales fournissent une chronologie de ces assauts.

Pierre tombale du soldat de deuxième classe Thomas Spillane, 17e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Pierre tombale du soldat de deuxième classe Thomas Spillane, 17e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Le 27 février, le 17e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud) releva le 18e Bataillon dans des positions de la tranchée Malt, quelques centaines de mètres le long de la route partant du cimetière. L’un des mitrailleurs de l’unité était le soldat de deuxième classe Thomas Spillane ; ses amis l’appelaient « Tom », c’était un ancien du bataillon qui avait servi à Gallipoli et un employé de la gare de tramways de Sydney. Alors qu’il montait une position pour son arme, « Tom » Spillane fut tué par un éclat d’obus. Il fut enterré sur place, dans le talus du côté gauche de la route menant à Bapaume, et une croix fut érigée où l’on inscrivit ses renseignements personnels. Tous ceux qui empruntaient la route après le débouché de l’avance au-delà de Bapaume auront vu sa tombe. Après la guerre, on déplaça la dépouille de Spillane au carré IV, rangée B, tombe 3.

Charles Bean observant l’avancée australienne près de la Butte de Warlencourt, France, 27 février 1917. [AWM E00246]

Charles Bean observant l’avancée australienne près de la Butte de Warlencourt, France, 27 février 1917. [AWM E00246]

Soldats de transport australiens près d’un cratère de mine sur la route (aujourd’hui la D929) entre Le Sars et Bapaume, 19 mars 1917. [AWM 00398]

Soldats de transport australiens près d’un cratère de mine sur la route (aujourd’hui la D929) entre Le Sars et Bapaume, 19 mars 1917. [AWM 00398]

Pendant encore quelques jours, le combat se poursuivit pour prendre le « Bastion de Loupart », le système de tranchées allemand situé à 500 mètres au nord-est du village de Warlencourt, dont faisait partie la tranchée Malt. Vers 15 h le 28 février, le 19e Bataillon luttait pour remonter la tranchée Malt, son avance entravée par une position allemande puissamment défendue. Les bombardiers australiens devaient traverser une étendue de terrain exposée d’environ 4 mètres de largeur et beaucoup d’entre eux furent abattus par des tireurs allemands embusqués. Le sergent Davis du 19e Bataillon recensa plus de douze morts amoncelés dans cette zone, et quand il y retourna ultérieurement, il découvrit qu’ils avaient tous été enterrés dans une fosse commune. Quoiqu’il en soit, l’un de ceux qui périt dans ce champ de la mort était le soldat de deuxième classe Roy Cantrill, âgé de 18 ans, de Canowindra, Nouvelle-Galles du Sud, que le sergent Davis décrivit comme étant « un homme réservé fort apprécié de ses camarades ». La dépouille de Roy, qui fut retrouvée et identifiée par la suite, repose dans le carré IV, rangée H, tombe 19.

Cimetière anglais de Warlencourt [DVA] Cimetière anglais de Warlencourt [DVA]

Cimetière anglais de Warlencourt [DVA] Cimetière anglais de Warlencourt [DVA]

Cimetière anglais de Warlencourt [DVA] Cimetière anglais de Warlencourt [DVA]

Cimetière anglais de Warlencourt [DVA] Cimetière anglais de Warlencourt [DVA]

Cimetière anglais de Warlencourt [DVA]

Cimetière anglais de Warlencourt [DVA]

Pierre tombale du soldat de deuxième classe Roy Cantrill, 19e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Pierre tombale du soldat de deuxième classe Roy Cantrill, 19e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Un ravitaillement constant en nourriture et en munitions est nécessaire sur un champ de bataille. Pour les attaques australiennes sur le Bastion de Loupart, les munitions étaient acheminées par chemin de fer léger qui remontait le côté droit de la route jusqu’à un terminus situé près du village du Sars. De là, on faisait appel aux équipes dites « de corvée » pour les acheminer le long de la ligne. Le terminus s’appelait la Décharge du fer à cheval dans le petit ravin du mulet mort – noms qui ne figurent plus sur aucune carte. Une équipe de corvée de rations du 20e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud) s’assembla ici dans la soirée du 1er mars 1917. Un obus tomba parmi elle, tuant neuf hommes et en blessant quatorze. L’un des morts était le caporal lancier George Larkins, âgé de 23 ans, d’Adaminaby, Nouvelle-Galles du Sud, qui repose aujourd’hui dans le carré III, rangée C, tombe 33. Les registres montrent qu’il fut d’abord enterré dans « une tombe isolée au S-E du Sars ». George Larkins ne servait avec le bataillon que depuis deux mois et demi lorsqu’il fut tué.

Pierre tombale du caporal lancier George Larkins, 20e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Pierre tombale du caporal lancier George Larkins, 20e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Tué le 2 mars 1917 et reposant aujourd’hui dans le carré VI, rangée H, tombe 25, se trouve le soldat de deuxième classe Richard Wong du 17e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), âgé de 29 ans, de Beechworth, Victoria. Richard Wong n’avait passé que très peu de temps avec l’unité avant sa mort, puisqu’il l’avait rejointe dans la ligne le 18 décembre 1916. Décrit par le caporal Henry Savage, 17e Bataillon, comme étant « moitié chinois d’apparence mais un homme très correct », Richard Wong fut abattu par un barrage allemand, qui annonçait une contre-attaque contre les unités australiennes, à environ 500 mètres du cimetière par la route. Il fut enterré près de la butte dans une tombe clairement indiquée et sa dépouille fut déplacée tout de suite après la guerre.

Ruines du Sars, mai1917. [AWM E00487]

Ruines du Sars, mai 1917. [AWM E00487]

Pierre tombale du soldat de deuxième classe Richard Wong, 17e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]

Pierre tombale du soldat de deuxième classe Richard Wong, 17e Bataillon (Nouvelle-Galles du Sud), cimetière anglais de Warlencourt. [DVA]


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