• english
  • french
  • belgian
french

Thélus, cimetière de Zivy Crater

Icône de carte

Évacué complètement fou - cimetière CB1

Journalistes canadiens debout à côté de l’un des plus grands cratères d’obus à la crête de Vimy, France, 1917. [AWM H06944]

Journalistes canadiens debout à côté de l’un des plus grands cratères d’obus à la crête de Vimy, France, 1917. [AWM H06944]

En 1917, après la bataille de la crête de Vimy en mai, un officier canadien responsable des enterrements décida d’employer les cratères d’obus comme tombes collectives et dans un cratère à Zivy, près du village de Thélus, il inhuma 53 dépouilles. Parmi celles-ci, 50 appartenaient à des soldats canadiens identifiables. Au début, le cimetière s’appelait simplement CB1 ; aujourd’hui, il est connu sous le nom de Zivy Crater et il est situé sur la D49 entre les villages de Neuville-St-Vlaast et Thélus, à la droite de la route juste avant qu’elle n’enjambe l’autoroute A26.

Cimetière de Zivy Crater, Thélus, France. [DVA]

Cimetière de Zivy Crater, Thélus, France. [DVA]

Montant de portail du cimetière indiquant CB1, l’ancien nom du cimetière. [DVA]

Montant de portail du cimetière indiquant CB1, l’ancien nom du cimetière. [DVA]

Trou d’obus, Allonville. Arthur Streeton. [Aquarelle et gouache avec crayon, AWM ART03498]

Trou d’obus, Allonville. Arthur Streeton. [Aquarelle et gouache avec crayon, AWM ART03498]

Zivy est un cimetière sans pierres tombales. Les noms de ceux qui y sont inhumés sont inscrits sur sept panneaux sous la Croix du Sacrifice et le registre de la Commission du Commonwealth des sépultures militaires indique qu’ils succombèrent tous le 9 avril 1917, premier jour de la bataille de la crête de Vimy. Ils servaient dans des bataillons d’infanterie du Québec, de Manitoba et de Nouvelle-Écosse mais la grande majorité d’entre eux venait de l’Ontario.

De nos jours, Zivy Crater est recouvert d’herbe et entouré d’un mur à appareil de silex avec pierres de couronnement en calcaire français. Il n’est plus rempli de boue et d’eau, mais, indéniablement, c’est toujours un cratère. Lorsqu’on s’y tient, on ressent un peu de la puissance de destruction énorme des obus de la Première Guerre mondiale et on comprend la peur et l’angoisse de ceux qui souffrirent, parfois durant le restant de leurs jours, de la force de frappe pleinement déployée d’un bombardement ennemi et sa loterie de mort :

L’un de nos hommes […] fut pris d’une folie soudaine. L’ « obusite » eut un effet électrifiant sur lui […] [il] laissa tomber son fusil et se précipita au-dessus de la ligne de tranchée dans le no man’s land, sous le feu nourri des Allemands : ensuite il fit demi-tour et courut le long des lignes des deux armées ; personne ne semblait pouvoir l’abattre. Il se retourna encore et courut vers notre système de défense, descendant les tranchées de soutien […] où des hommes du bataillon le poursuivirent, le neutralisèrent et l’enroulèrent de force dans des couvertures en l’attachant avec des cordes […] Il n’était pas blessé mais fut évacué complètement fou.

Capitaine Roy Goldrick, 33e Bataillon, de Parramattta, Nouvelle-Galles du Sud, lettre, 13 avril 1917, cité dans Bill Gammage, The Broken Years, (Les années brisées) Melbourne, 1990, p.199

Cimetière de Zivy Crater, Thélus, France Montant de portail du cimetière de Zivy Crater.

Inscription du cimetière de Zivy Crater sous la Croix du Sacrifice. Section du panneau de pierre du cimetière de Zivy Crater énumérant ceux qui y sont inhumés.

Cimetière de Zivy Crater en automne.

Cimetière de Zivy Crater, Thélus, France

Zone connue sous le nom de cratère de Montréal à la crête de Vimy, France. Cette photo a peut-être été prise après la Première Guerre mondiale. [AWM H12810]

Zone connue sous le nom de cratère de Montréal à la crête de Vimy, France. Cette photo a peut-être été prise après la Première Guerre mondiale. [AWM H12810]

Entre avril 1916 et la fin de la guerre en novembre 1918, les registres de l’histoire officielle des services médicaux de l’armée australienne sur le front occidental précisent qu’un peu plus de 50 % des blessures subies par les membres de l’AIF provenaient d’éclats ou de particules d’obus. 34 % furent causées par des balles de fusils et de mitrailleuses et seulement 0,28 % par des baïonnettes. Un peu moins de 12 % étaient dues au gaz toxique. Voilà autant de preuves convaincantes du pouvoir meurtrier de l’artillerie sur le front occidental.


Icône de carte
Des pages sont progressivement ajoutées au site. Consultez la page des mises à jour pour les ajouts périodiques.

© 2008 Department of Veterans' Affairs and Board of Studies NSW :: Last update - November 2008