Les Australiens sur le front occidental 1914–1918
Un périple australien à travers les champs de bataille de la Première Guerre mondiale en France et en Belgique
Première Guerre mondiale, 1914–1918
La Première Guerre mondiale, 1914-1918, fut la « Grande Guerre », la « guerre qui devait finir toutes les guerres ». Dans ce conflit, le champ de bataille le plus important était le « front occidental » en France et en Belgique. De grandes batailles s’y déroulèrent dont les noms, à une époque, étaient connus de tous en Australie : Fromelles, la Somme, Bullecourt, Messines, Passchendaele, Dernancourt et Villers-Bretonneux. Sur les 290 000 Australiens qui servaient dans cette guerre au sein de l’AIF (Forces armées impériales australiennes), 46 000 furent abattus lors des combats ou périrent de leurs blessures. Parsemés dans la campagne française et belge, on trouve des centaines de cimetières militaires et de monuments aux morts où sont enterrés ces soldats ou qui portent leurs noms, parmi les milliers de « disparus » qui n’ont « pas de tombe connue ». Ce site web est dédié à leur souvenir et à ceux qui servaient avec eux et sont rentrés en Australie, beaucoup d’entre eux blessés physiquement et mentalement.
Ce site vous emmène à la découverte des 40 sites étroitement associés aux combats de l’AIF ou bien d’intérêt plus général. Visitez des emplacements comme la Porte de Menin qui comporte 54 000 noms de « disparus » dont 6 000 Australiens, et où tous les soirs on joue la Sonnerie aux morts ; le cimetière de la ferme d’Essex près de l’endroit où le poème In Flanders Fields (Dans les champs de Flandres) fut composé ; le Monument aux morts Windmill à Pozières, un site où l’Australie subit plus de 23 000 morts en six semaines ; la statue du Bullecourt Digger (soldat australien de Bullecourt) ; le cimetière d’où l’on exhuma le « soldat inconnu » australien en novembre 1993 ; et enfin le château de Versailles où le premier traité australien de l’étranger fut signé en 1919.
Les champs de bataille où les Australiens combattirent
Ce périple australien le long du front occidental suit le tracé virtuel de la carte à travers la Belgique et la France. A partir de cette page, en ordre chronologique, vous pouvez lire les récits des batailles où les Australiens combattirent depuis les premières batailles jusqu’aux derniers événements de la guerre en 1918 et au Traité de Versailles.
Vous avez besoin d’aide pour trouver votre chemin ? Dans tout le site, vous trouverez des icônes de cartes Google ou Geoportail, le service cartographique national français en ligne, qui vous indiqueront exactement où aller. D’autres services géographiques disponibles sur le web vous aideront aussi à trouver les emplacements de ces champs de bataille et des cimetières militaires de la Première Guerre mondiale.
J’étais avec les Australiens ce jour-là alors qu’ils déferlaient sur Bapaume, et ils montraient leurs trophées comme des hommes à une foire de campagne […] Je me rappelle un colonel australien qui arriva à cheval avec une chope à bière allemande accrochée à sa selle […] Le jour suivant, malgré le fait que des obus éclataient encore dans les ruines, des garçons australiens exposèrent des décors peints qu’ils avaient trouvés dans les décombres et y inscrivirent à la craie « Coo-ee Theater » (« Coo-ee » est un appel qu’on lance dans la brousse australienne pour retrouver ses amis)
Now It Can Be Told, (Maintenant, on peut raconter) Philip Gibbs
La destination d’un homme n’est pas son destin
Chaque pays représente le foyer d’un homme
Et l’exil pour un autre. Lorsqu’un homme meurt courageusement, uni à son
destin, cette terre se fait sienne.
Que son village se souvienne.
To the Indians Who Died in Africa (Aux Indiens qui périrent en Afrique), T. S. Eliot
Toutes les guerres finissent ; même cette guerre finira un jour, les ruines seront reconstruites, des récoltes pousseront dans ce champ mortifère et toute cette frontière de troubles sera oubliée. Lorsque les tranchées seront comblées et que la charrue les aura labourées, la terre ne gardera pas longtemps l’aspect de la guerre. Un été et ses fleurs couvriront la plupart des ruines causées par l’homme, et ces endroits alors, où l’ennemi fut repoussé pour la première fois, seront difficiles à retrouver, même avec des cartes.
The Old Front Line (L’ancienne ligne de front), John Masefield, Londres, 1917, p. 11
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